Sans vouloir crier victoire trop tôt, mais il semblerait que la grosse Sandra ne viendra pas visiter Nouméa pour la grande joie de Vayu et des ses occupants.
Voici le dernier bulletin de ce matin :
"SANDRA" génère des vents moyens estimés à 150 km/h (rafales à 200 km/h) près de son centre. Il s'est légèrement affaiblit, sa pression au centre est maintenant estimée à 955 hPa. Il se déplace vers le sud sud-ouest à une vitesse d'environ 15 km/h.
Sur l'extrême nord du pays, on observe des vents d'est de plus de 100 km/h en rafales.
Le cyclone va continuer à se déplacer vers le sud, évoluant à plus de 200 km dans l'ouest du nord de la Grande Terre.
Des vents de l'ordre de 100 km/h sont encore attendus sur l'extrême Nord où ils s'orienteront progressivement au nord-est.
Des pluies localement fortes sont possibles sur le nord de la côte Est et l'extrême nord de la Grande Terre.
Malheureusement le Nord n'est pas épargné, comme avec notre dernier visiteur, ils sont en alerte rouge sous le joug de notre capricieuse dame. Mais nous, nous devrions en réchapper indemne.
mardi 12 mars 2013
A une autre époque
Pour rebondir une seconde fois sur mon conseil de lecture, je vais vous donner un deuxième cours d'Histoire. Cette fois nous allons revenir à des temps plus reculés, au temps des débuts de la colonisation de la Nouvelle-Calédonie.
Sous le règne de Napoléon III, plusieurs navires de guerre français partirent pour prendre possession de la Nouvelle-Calédonie. Le premier arrivé fut l'amiral Febvrier Despointes qui prit possession de la Grande Terre à Balade le 24 septembre 1853.
Avec "la prise de possession" les mélanésiens ne furent plus propriétaires de leurs terres. Initialement ils n'entrevirent pas cette mainmise et comptaient profiter des richesses du monde qui les colonisaient. Mais peu à peu les attributions de terre aux colons s'étendirent au delà des limites de la région de Nouméa, ce qui repoussa les kanaks dans les hautes vallées de la chaîne sur des terrains de moindre qualité. Cet accaparement, ce vol des terres, est à l'origine du conflit entre les colons et les habitants originels de l'île, ainsi qu'un comportement méprisant, ou ignorant, de la part des français qui créa un malaise dans la population mélanésienne de la Grande Terre.
En 1878, la révolte gronde...
Ataï, le grand chef kanak de Komalé déclare au gouverneur français Jean Olry à Teremba, en déversant d'abord un sac de terre: «Voilà ce que nous avions», et ensuite déversant un sac de pierres: «Voici ce que tu nous laisses». Au gouverneur qui lui conseille de construire des barrières pour protéger ses cultures des dégâts commis par le bétail des colons, il répond: « Quand mes taros iront manger ton bétail, je construirai des barrières. » Ses efforts pour s'entendre avec les Blancs ayant été vains, Ataï choisit la lutte armée.
Face aux nombreuses victoires kanaks, le pouvoir colonial s'inquiète et réussit à s'assurer le soutien d'autres tribus, en particulier les Baxéa de Canala, contre Ataï et ses partisans. Sans ces auxiliaires, il ne pouvait poursuivre un ennemi qui se fondait dans la nature. L'insurrection met à feu et à sang le centre-ouest de la Grande Terre.
Le 1er septembre à Fonimoulou, les troupes française assistées par la tribu de Canala et par les arabes attaquent par surprise. Elles forment trois colonnes qui cernent le périmètre des insurgés. Ataï est surpris dans son campement par un détachement commandé par le breton Le Golleur accompagné des guerriers de Canala. Le Canala Segou, après un instant d'hésitation, ose lancer sa sagaï sur Ataï et le tue.
Témoignage de la férocité de la répression, sa tête,qui avait été mise à prix 200 F, fut coupée et conservée dans du formol, puis montrée à Nouméa et envoyée en trophée à Paris.
Ataï devint ainsi l'âme de la grande révolte sanglante, qui a profondément marqué les colons de plusieurs générations et le monde mélanésien jusqu'à nos jours.
C'est inspiré par ces faits que le romancier Didier Daeninckx nous livre le roman Le retour d'Ataï.
Sous le règne de Napoléon III, plusieurs navires de guerre français partirent pour prendre possession de la Nouvelle-Calédonie. Le premier arrivé fut l'amiral Febvrier Despointes qui prit possession de la Grande Terre à Balade le 24 septembre 1853.
Avec "la prise de possession" les mélanésiens ne furent plus propriétaires de leurs terres. Initialement ils n'entrevirent pas cette mainmise et comptaient profiter des richesses du monde qui les colonisaient. Mais peu à peu les attributions de terre aux colons s'étendirent au delà des limites de la région de Nouméa, ce qui repoussa les kanaks dans les hautes vallées de la chaîne sur des terrains de moindre qualité. Cet accaparement, ce vol des terres, est à l'origine du conflit entre les colons et les habitants originels de l'île, ainsi qu'un comportement méprisant, ou ignorant, de la part des français qui créa un malaise dans la population mélanésienne de la Grande Terre.
En 1878, la révolte gronde...
Ataï, le grand chef kanak de Komalé déclare au gouverneur français Jean Olry à Teremba, en déversant d'abord un sac de terre: «Voilà ce que nous avions», et ensuite déversant un sac de pierres: «Voici ce que tu nous laisses». Au gouverneur qui lui conseille de construire des barrières pour protéger ses cultures des dégâts commis par le bétail des colons, il répond: « Quand mes taros iront manger ton bétail, je construirai des barrières. » Ses efforts pour s'entendre avec les Blancs ayant été vains, Ataï choisit la lutte armée.
Face aux nombreuses victoires kanaks, le pouvoir colonial s'inquiète et réussit à s'assurer le soutien d'autres tribus, en particulier les Baxéa de Canala, contre Ataï et ses partisans. Sans ces auxiliaires, il ne pouvait poursuivre un ennemi qui se fondait dans la nature. L'insurrection met à feu et à sang le centre-ouest de la Grande Terre.
Le 1er septembre à Fonimoulou, les troupes française assistées par la tribu de Canala et par les arabes attaquent par surprise. Elles forment trois colonnes qui cernent le périmètre des insurgés. Ataï est surpris dans son campement par un détachement commandé par le breton Le Golleur accompagné des guerriers de Canala. Le Canala Segou, après un instant d'hésitation, ose lancer sa sagaï sur Ataï et le tue.
Témoignage de la férocité de la répression, sa tête,qui avait été mise à prix 200 F, fut coupée et conservée dans du formol, puis montrée à Nouméa et envoyée en trophée à Paris.
Ataï devint ainsi l'âme de la grande révolte sanglante, qui a profondément marqué les colons de plusieurs générations et le monde mélanésien jusqu'à nos jours.
C'est inspiré par ces faits que le romancier Didier Daeninckx nous livre le roman Le retour d'Ataï.
lundi 11 mars 2013
Flash spécial
À 05h00 heure locale, le cyclone tropical "SANDRA" était centré par 16,8° Sud 161,4° Est, soit à 520 km au nord-ouest de Koumac.
La pression au centre est estimée à 930 hPa. Il génère des vents moyens estimés à 180 km/h (rafales à 260 km/h) près du centre.
Sandra se déplace direction sud-est à 10 km/h environ, puis sa trajectoire va s'incurver vers le sud sud-est, pour se trouver mardi 12 mars à environ 120 km à l'ouest de Belep. Son intensité va culminer aujourd'hui.
Sur l'extrême Nord du pays, le vent d'est continue à se renforcer et des rafales dépassant 100 km/h sont attendues aujourd'hui. De fortes averses sont attendues d'ici cet après midi.
Alors a priori Madame Sandra s'éloignerait de nous, et Vayu est ravi de rester sur l'eau surtout que son copain Didoux très inquiet rentre plus tôt pour s'occuper de lui.
Mais il y aura un prochain Flash spécial aux environs de 14h, pour vous tenir au courant de l'évolution de la grosse dame !
La pression au centre est estimée à 930 hPa. Il génère des vents moyens estimés à 180 km/h (rafales à 260 km/h) près du centre.
Sandra se déplace direction sud-est à 10 km/h environ, puis sa trajectoire va s'incurver vers le sud sud-est, pour se trouver mardi 12 mars à environ 120 km à l'ouest de Belep. Son intensité va culminer aujourd'hui.
Sur l'extrême Nord du pays, le vent d'est continue à se renforcer et des rafales dépassant 100 km/h sont attendues aujourd'hui. De fortes averses sont attendues d'ici cet après midi.
Alors a priori Madame Sandra s'éloignerait de nous, et Vayu est ravi de rester sur l'eau surtout que son copain Didoux très inquiet rentre plus tôt pour s'occuper de lui.
Mais il y aura un prochain Flash spécial aux environs de 14h, pour vous tenir au courant de l'évolution de la grosse dame !
Remontons le temps...
Suite au sujet d'hier voici quelques faits réels.
L’Exposition coloniale inaugurée le 6 mai 1931 tenta de promouvoir une image de la France impériale à l’apogée de sa puissance. Prenant la forme d’un immense spectacle populaire, véritable ville dans la ville, l’exposition s’étendait sur plus de 1200 mètres de long et était sillonnée de plus de 10 kilomètres de chemins balisés.
Cette exposition s’inscrivait dans la tradition des Expositions universelles du XIXè siècle vouées à promouvoir la puissance des nations européennes. Consacrée exclusivement aux colonies, elle fut présentée du mois de mai au mois de novembre 1931, elle accueillit près de 8 millions de visiteurs pour 33 millions de billets vendus.
L’exposition s’étendait depuis la station de métro Porte Dorée (anciennement Picpus) sur tout le bois de Vincennes. Le palais des Colonies, seul bâtiment construit pour survivre à l’événement, constituait le lieu de synthèse de l’exposition, présentant l’histoire de l’empire français, ses territoires, les apports des colonies à la France, ainsi que ceux de la France aux colonies.
L’exposition souhaitait donner aux Français la sensation de se promener à l’intérieur d’une France qui ne se limiterait pas aux frontières de la métropole. Invité à faire “le tour du monde en un jour”, le visiteur pouvait découvrir chacune des possessions françaises au travers de pavillons s’inspirant d’architectures indigènes. L’Indochine était, par exemple, représentée par un pavillon à l’image et aux dimensions spectaculaires du temple cambodgien d’Angkor Vat. Le pavillon de l’Afrique occidentale française s’inspirait de l’architecture de la mosquée de Djenné au Mali.
Pour rendre l’événement plus vivant et attractif, des animations étaient proposées aux visiteurs. Les spectacles de danse constituaient l’une des attractions les plus prisées. Dans chaque section, des habitants des colonies donnaient vie aux villages reconstitués. Des artisans travaillaient sous les yeux du public, d'autres tenaient des stands de souvenirs.
Bien que le parti pris de l’exposition de 1931 n’était plus de se moquer des coloniaux, comme ce put être le cas lors d’expositions coloniales antérieures, il s’agissait, malgré tout, d’exhiber des hommes et des femmes pour mieux affirmer le pouvoir de la France sur ces derniers.
Exotique, démesurée et fascinante, l’exposition se dématérialisait de nuit sous l’effet des jeux de lumière et des fontaines lumineuses, pour prolonger le rêve de voyage et l’appel d’un ailleurs idéalisé. Au travers de cette vision idéalisée du monde colonial, transparaît l’idéologie impériale de l’époque promouvant la supériorité de l’Occident. La colonisation était dite pacificatrice, bénéfique aux développements technique, économique, intellectuel et humain des colonies. Les pans moins glorieux étaient par contre passés sous silence. C’est ce que la contre-exposition intitulée “La vérité sur les colonies”, à laquelle participèrent les surréalistes, un groupe d’artistes et d’intellectuels parmi lesquels on compte Louis Aragon, Paul Eluard ou André Breton, tenta de dénoncer.
Au moment de l'exposition, une centaine de Kanak de Nouvelle-Calédonie ont été envoyé à Paris pour présenter la culture de leur pays, qui était fort méconnue, à l'époque. Mais les Chefs Kanaks, hommes et femmes de la Grande Terre et des Iles qui composaient cette expédition culturelle, furent trompés sur le but du voyage par un homme d'affaire peu scrupuleux, et les Kanak furent montrés et humiliés comme des "animaux sauvages" au Jardin d'acclimatation du Bois de Boulogne, en métropole.
Ces faits, bien que choquants à l'heure d'aujourd'hui, sont historiques et furent le point d'inspiration du livre Cannibale, qui a le mérite de nous rappeler certaines histoires oubliées. (Article de Libération sur Cannibale).
Comme quoi, il n'est pas toujours bon d'oublier, car on oublie parfois l'essentiel !
L’Exposition coloniale inaugurée le 6 mai 1931 tenta de promouvoir une image de la France impériale à l’apogée de sa puissance. Prenant la forme d’un immense spectacle populaire, véritable ville dans la ville, l’exposition s’étendait sur plus de 1200 mètres de long et était sillonnée de plus de 10 kilomètres de chemins balisés.
Cette exposition s’inscrivait dans la tradition des Expositions universelles du XIXè siècle vouées à promouvoir la puissance des nations européennes. Consacrée exclusivement aux colonies, elle fut présentée du mois de mai au mois de novembre 1931, elle accueillit près de 8 millions de visiteurs pour 33 millions de billets vendus.
L’exposition s’étendait depuis la station de métro Porte Dorée (anciennement Picpus) sur tout le bois de Vincennes. Le palais des Colonies, seul bâtiment construit pour survivre à l’événement, constituait le lieu de synthèse de l’exposition, présentant l’histoire de l’empire français, ses territoires, les apports des colonies à la France, ainsi que ceux de la France aux colonies.
L’exposition souhaitait donner aux Français la sensation de se promener à l’intérieur d’une France qui ne se limiterait pas aux frontières de la métropole. Invité à faire “le tour du monde en un jour”, le visiteur pouvait découvrir chacune des possessions françaises au travers de pavillons s’inspirant d’architectures indigènes. L’Indochine était, par exemple, représentée par un pavillon à l’image et aux dimensions spectaculaires du temple cambodgien d’Angkor Vat. Le pavillon de l’Afrique occidentale française s’inspirait de l’architecture de la mosquée de Djenné au Mali.
Pour rendre l’événement plus vivant et attractif, des animations étaient proposées aux visiteurs. Les spectacles de danse constituaient l’une des attractions les plus prisées. Dans chaque section, des habitants des colonies donnaient vie aux villages reconstitués. Des artisans travaillaient sous les yeux du public, d'autres tenaient des stands de souvenirs.
Bien que le parti pris de l’exposition de 1931 n’était plus de se moquer des coloniaux, comme ce put être le cas lors d’expositions coloniales antérieures, il s’agissait, malgré tout, d’exhiber des hommes et des femmes pour mieux affirmer le pouvoir de la France sur ces derniers.
Exotique, démesurée et fascinante, l’exposition se dématérialisait de nuit sous l’effet des jeux de lumière et des fontaines lumineuses, pour prolonger le rêve de voyage et l’appel d’un ailleurs idéalisé. Au travers de cette vision idéalisée du monde colonial, transparaît l’idéologie impériale de l’époque promouvant la supériorité de l’Occident. La colonisation était dite pacificatrice, bénéfique aux développements technique, économique, intellectuel et humain des colonies. Les pans moins glorieux étaient par contre passés sous silence. C’est ce que la contre-exposition intitulée “La vérité sur les colonies”, à laquelle participèrent les surréalistes, un groupe d’artistes et d’intellectuels parmi lesquels on compte Louis Aragon, Paul Eluard ou André Breton, tenta de dénoncer.
Au moment de l'exposition, une centaine de Kanak de Nouvelle-Calédonie ont été envoyé à Paris pour présenter la culture de leur pays, qui était fort méconnue, à l'époque. Mais les Chefs Kanaks, hommes et femmes de la Grande Terre et des Iles qui composaient cette expédition culturelle, furent trompés sur le but du voyage par un homme d'affaire peu scrupuleux, et les Kanak furent montrés et humiliés comme des "animaux sauvages" au Jardin d'acclimatation du Bois de Boulogne, en métropole.
Ces faits, bien que choquants à l'heure d'aujourd'hui, sont historiques et furent le point d'inspiration du livre Cannibale, qui a le mérite de nous rappeler certaines histoires oubliées. (Article de Libération sur Cannibale).
Comme quoi, il n'est pas toujours bon d'oublier, car on oublie parfois l'essentiel !
dimanche 10 mars 2013
Flash Spécial
Nous sommes toujours dans la période des cyclones et nous attendons sous peu une petite visite... Ceci peut vous sembler récurant mais il en est de même pour nous. Il est possible que Sandra (notre nouvelle visiteuse) nous oblige à sortir de nouveau Vayu... Le pauvre va finir par préférer la terre à l'eau !
Voici la situation en ce dimanche après-midi :
Voici la situation en ce dimanche après-midi :
Je vous tiens rapidement au courant de l'évolution de Madame Sandra.
Notre conseil lecture...
Alors mon premier sujet va vous mettre de suite dans l'ambiance et l'esprit que je veux insuffler à mon petit espace sur la toile : découverte, photographie, culture, histoire, réflexion sur la vie, ... et la Nouvelle-Calédonie !
Aujourd'hui je veux vous faire découvrir, pour ceux que cela intéresse, un auteur, plus qu'un auteur, deux de ses livres : Cannibale et Le retour d'Ataï de Didier Daeninckx.
Paris 1931, l'Exposition Coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne ! Les «cannibales» seront expédiés. Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

Lorsque Gocéné pose le pied sur le sol de la 'métropole', trois quarts de siècle après son premier séjour forcé lors de l'Exposition coloniale de 1931, il sait seulement qu'il est venu pour honorer un engagement. Et si, à ce moment précis, on lui posait la question de savoir ce qu'il compte faire à Paris, il répondrait qu'il vient chercher un frère kanak dont la trace s'est perdue cent vingt-quatre ans plus tôt, et qu'il compte bien le ramener parmi les siens.
Le retour d'Ataï se penche sur les exactions de la politique colonialiste, tandis qu'apparaissent en écho les luttes tragiques pour la libération durant les années quatre-vingt.
Ces deux livres sont très faciles à lire et très rapide, ne se composant que d'une centaine de pages. Mais cela suffit amplement pour se plonger dans l'histoire des ces romans mais aussi dans l'Histoire de la Nouvelle-Calédonie et comprendre les aboutissants à l'heure d'aujourd'hui.
Je pense bien que vous n'êtes pas tous intéressés par ce genre de lecture donc demain je vous parlerais des faits historiques qui ont inspirés ces "histoires".
J'attaque très fort, mais je sais que certains d'entre vous aiment lire, et que moi avant d'être omnivore, je suis une "libravorus". Donc quand il m'est permis de partager ma passion je saisis l'opportunité.
Aujourd'hui je veux vous faire découvrir, pour ceux que cela intéresse, un auteur, plus qu'un auteur, deux de ses livres : Cannibale et Le retour d'Ataï de Didier Daeninckx.
Paris 1931, l'Exposition Coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne ! Les «cannibales» seront expédiés. Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

Lorsque Gocéné pose le pied sur le sol de la 'métropole', trois quarts de siècle après son premier séjour forcé lors de l'Exposition coloniale de 1931, il sait seulement qu'il est venu pour honorer un engagement. Et si, à ce moment précis, on lui posait la question de savoir ce qu'il compte faire à Paris, il répondrait qu'il vient chercher un frère kanak dont la trace s'est perdue cent vingt-quatre ans plus tôt, et qu'il compte bien le ramener parmi les siens.
Le retour d'Ataï se penche sur les exactions de la politique colonialiste, tandis qu'apparaissent en écho les luttes tragiques pour la libération durant les années quatre-vingt.
Ces deux livres sont très faciles à lire et très rapide, ne se composant que d'une centaine de pages. Mais cela suffit amplement pour se plonger dans l'histoire des ces romans mais aussi dans l'Histoire de la Nouvelle-Calédonie et comprendre les aboutissants à l'heure d'aujourd'hui.
Je pense bien que vous n'êtes pas tous intéressés par ce genre de lecture donc demain je vous parlerais des faits historiques qui ont inspirés ces "histoires".
J'attaque très fort, mais je sais que certains d'entre vous aiment lire, et que moi avant d'être omnivore, je suis une "libravorus". Donc quand il m'est permis de partager ma passion je saisis l'opportunité.
samedi 9 mars 2013
Le retour
Alors voilà... de retour sur le caillou depuis une dizaine de jours environ, mais avec des petits problèmes de connexion. Mais tout est résolu et je vais vous accompagner quotidiennement (ou presque) pendant les six mois à venir. Les sujets étant nombreux et variés, vous n'allez pas vous ennuyer, tout du moins je l'espère !
Je vous fais une petite piqure de rappel pour vous remettre en mémoire la situation dans l'hémisphère sud... Nous sommes à la fin de l'été, les températures ambiantes avoisinent les 30°C en moyenne et l'océan est à 27°C. Nous vivons la tête à l'envers mais moi j'ai les idées bien en place.
Je ne vais pas m'étendre davantage aujourd'hui, mais je peux déjà vous promettre plein de sujets intéressants à venir, je ne vous en dis pas plus.
Tata.
Je vous fais une petite piqure de rappel pour vous remettre en mémoire la situation dans l'hémisphère sud... Nous sommes à la fin de l'été, les températures ambiantes avoisinent les 30°C en moyenne et l'océan est à 27°C. Nous vivons la tête à l'envers mais moi j'ai les idées bien en place.
Je ne vais pas m'étendre davantage aujourd'hui, mais je peux déjà vous promettre plein de sujets intéressants à venir, je ne vous en dis pas plus.
Tata.
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