vendredi 20 décembre 2013

Thio, centre minier

J'ai déjà abordé le sujet, mais je vais désormais l'approfondir lentement.

Le centre minier de Thio se situe sur la côte Est, en province Sud, à 120 km de Nouméa. C'est à Thio, en 1875, qu'est née l'industrie mondiale du nickel. Dans ce petit village fut extrait le premier minerai nickélifère de Nouvelle-Calédonie et du monde. C'est aussi ici que nait, en 1880, la Société Le Nickel (SLN).

Les pionniers à l'époque y "cueillent" un minerai d'une teneur de plus de 10%, un chiffre qui depuis a considérablement baissé. Après l'exploitation classique des minerais verts affleurant, les mineurs ont conquis des secteurs plus complexes : Dothio, Bornets, Plateau, Ningua, Camp des Sapins... A Thio les noms des mines évoquent ces hommes qui se sont transmis, au fil des générations, le savoir-faire de l'extraction.

Les gisements de Thio, nés d'un choc tectonique il y a 37 millions d'années, peuvent être lus comme dans un livre, dans le paysage. Le chevauchement de la plaque australienne et de la plaque océanique laisse encore aujourd'hui un paysage très marqué avec deux types de végétations très distinctes et des géomorphologies très contrastées.

jeudi 19 décembre 2013

Kangooooooooooooooo

J'avais oublié de vous présenter la petite dernière de la famille : Kangoo. Nous allons laissé Titine finir ses jours dans les mains de Michel, ou de quelqu'un d'autre, désormais nous n'utiliserons plus que Kangoo pour nous véhiculer à quatre roues. C'est d'ailleurs grâce à elle que j'ai pu sereinement venir jusqu'à Thio.

Alors je ne vais pas vous donner son pedigree, je vais être brève. Nous avons vu Kangoo, il y a quelques semaines de cela et avons pensé plein de bien d'elle et avons décidé de l'adopter. Elle n'était pas la plus belle au monde, mais elle présentait bien, elle avait de nombreux avantages que nous recherchions, elle avait tout pour nous plaire. Nous avons donc succombé !

 

J'en profite pour vous présenter également Liebherr, la voiture de fonction de Didoux. Celle-ci, il va la garder !

mercredi 18 décembre 2013

Emménagement...

Alors depuis lundi soir, nous avons emménagé (Didoux surtout, moi c'était mardi soir) dans notre logement de fonction. Alors que certains ne s'y trompent pas ce n'est pas NOTRE chez nous, c'est un logement de prêt meublé.

Sa fonction est de permettre à certaines personnes travaillant sur la mine d'éviter la location d'un logement difficile à trouver dans les environs, et également de faire des aller-retour sur une route assez longue et difficile entre la côte ouest et ici. Ce logement est un "algeco" amélioré. Sa superficie est de 16 m2 environ et comporte une salle de bains/ wc et d'une grande pièce divisée en deux par un cloison, où se trouve la chambre d'une part et la cuisine/ salon de l'autre. Je ne vais pas me plaindre, je peux me tenir debout et l'espace de vie est quatre fois plus grand que le Vayu.

Mais il y a un "mais". Premièrement, nous ne sommes pas vraiment chez nous, et pour l'instant je dois TOUT nettoyé, c'est pas très propre dirons-nous. Ce que je peux comprendre : Quand une personne ne fait que passer dans ce type de logement, elle ne se préoccupe pas trop de la propreté des lieux. Surtout quand elle bosse toute la journée à la mine et repart le week-end à la maison.

Voici quelques photos de l'intérieur. Je ne sais pas si je vous ferais des photos extérieurs, mais pour l'instant le temps est couvert, donc je verrais cela un autre jour.

 
 
P.S. J'ai oublié de vous dire que nous sommes au milieu de nulle part, que la végétation est très belle et le lieu baigne dans un silence naturel.

mardi 17 décembre 2013

Oh la vache !

Ayant vécu dans un nouvel endroit sur la côte ouest, je voulais vous en montrer un peu plus et vous faire découvrir cet environnement bien différent de celui de Nouméa.

Comme je vous l'ai déjà dit, ici il y a beaucoup de plaines et nous sommes à la porte de la Brousse. Vous devez surement en ce moment regarder votre écran avec des yeux ronds en vous demandant de quoi je parle. Mais qu'est ce que c'est que la Brousse ?

En fait la Brousse c'est le surnom donnée à la zone rurale de la Grande Terre. Imaginez toute la zone hors de la zone urbaine du Grand Nouméa et vous êtes en Brousse. Vous allez me dire que cela représente presque la totalité de l'île, et bien vous avez raison. La Brousse concentre les 2/3 de la population totale du territoire et on surnomme ses habitants les Broussards. D'ailleurs nous sommes devenus nous même des Broussards !

Et je peux vous dire que la Brousse c'est VACHEMENT jolie, voyez vous même.

 

lundi 16 décembre 2013

Tarte à la patate douce

Ce week-end c'était pâtisserie. Je n'ai pas choisi une recette très compliquée mais une qui fleure bon les îles. J'adore les patates douces pour leur goût naturellement sucré donc j'ai cherché et j'ai trouvé cette recette d'une tarte à la patate douce. Je l'ai un peu modifié et cela donne un gâteau sympathique.

Ingrédients :
1 pâte brisée
600 grs de patate douce
20 cl de lait de coco
5 œufs
100g de sucre semoule (facultatif)

Préparation :
1. Faite bien cuire vos patates à la cocotte.
2. Etaler votre pâte,
3. Remplir de légumes secs et précuire votre tarte à 150°C.
4. Pendant ce temps éplucher vos patates encore chaudes et mixées les avec les oeufs et le lait de coco.
5. Vous pouvez verser également le sucre, mais je vous conseille de tester et de voir la quantité que vous souhaitez mettre.
6. Garnir la pâte avec votre mélange et cuire à 180° pendant environ 30 min.
7. Avant le terme de la cuisson saupoudré de sucre semoule.
8. Déguster chaud ou froid.

J'espère que vous essayerez, c'est drôlement bon !
Mon conseil : Soyez curieux.

dimanche 15 décembre 2013

On Air

Après ce long silence radio, je vais mettre en lumière ce mois un très bel album. Dans le cadre de l'exposition "Kanak, l'Art est une parole" qui aura lieu au musée du Quai Branly du 15 Octobre 2013 au 26 Janvier 2014, le Poemart (Pôle de l'Export de la Musique et des Arts de Nouvelle-Calédonie) présente K-Muzik : Le meilleur de la musique calédonienne...

Cet album n'est pas seulement un cd, c'est un spectacle. Du slam habité et dansé de Paul Wamo, en passant par le blues aux accents ragga d’Ykson, pour finir sur les mélodies world de Gulaan et rock-reggae de Boagan, c’est un véritable voyage musical au cœur du Pacifique que vous vivrez à travers ces artistes. Une tournée a été organisé et le cd en est la fidèle représentation.

Les artistes ont été choisi par leur talent et leur reconnaissance par le public. Vous en connaissez d'ailleurs certains dont je vous ai déjà parlé.

Tout d'abord Wamo Tan Paul, il est le fil conducteur du spectacle, il relie les changements de scène et des artistes.
Originaire de Nang, Lifou, né le 9 novembre 1981 à la tribu de Xepenehe. A l'âge de 2 ans, ses parents "s'exilent" à Nouméa pour s’y installer. Il grandit ainsi loin de son île natale, il est alors, ce qu'on appelle un "déraciné" culturel. Il débute son expérience avec l'écriture poétique au Lycée, classe de Terminale, en 2000. Cette rencontre, pour lui, est salvatrice. A cette époque, d'un caractère extrêmement introverti, il trouve enfin dans l'écriture poétique, un moyen d'expression. La poésie le guérit. Ses premiers écrits portent sur sa condition, celle de sa société et du monde en général. Puis au fil du temps, son écriture s'élargit, abordant des sentiers moins " engagés ". Aujourd'hui il voit la poésie comme un médicament qui peut guérir les âmes, ou les faire rêver, ce dont il est sûr, c'est qu'elle la plus belle représentation de la liberté. Reconnu auteur, notamment grâce à son recueil de poèmes Le Pleurnicheur, Paul Wamo sort son premier album en 2008 « J'aime les mots », un livre-CD qui compte 17 poèmes mis en musique. Scandant ses textes à la manière des slameurs américains, Paul Wamo met son énergie et sa sincérité au service de son écriture à la fois forte et humoristique avec une grande liberté de ton et de propos. En 2011, il passe un nouveau cap dans son parcours artistique. L’artiste nous présente une performance où se mêlent le rythme et la danse, le traditionnel et le contemporain, l’oralité et l’écriture. Un spectacle intitulé « Shok ?! » regroupant les danseurs contemporains de la compagnie Nyian et les danseurs traditionnels de la troupe du Wetr de Lifou.

Ensuite rentre en scène Boagan. De son vrai nom Henri Gorohouna, jeune artiste originaire de Koné il chante le thème du temps qui s'écoule sur un Kaneka complètement original teinté de Rhytm'n'blues. Boagan remporte le concours "9 semaines et un jour" en 2011 et se produit sur la scène des Francofolies en 2011. Pour sa première scène Internationale, son charisme et son aisance sur scène ont tout de suite conquis le public de ce festival. Mais je vous en ai déjà parlé et vous le connaissez un peu déjà.

Après vient Guulan. Depuis bientôt vingt ans, Gulaan écrit, compose et interprète des chansons dans lesquelles transpirent son amour et sa foi en Dieu. En janvier, son dernier album, Wa Angellâh, se classait numéro un du Top 20 Calédonie. Il est l'un des artistes les plus plébiscités par le public calédonien. Édouard Wamejo, alias Gulaan, surnom dont il s'est lui même affublé, a la musique qui lui coule dans les veines. Le jeune Édouard découvre la guitare à 11 ans, un amour fusionnel qui dure encore. Sa carrière artistique débute en 1994 après avoir embrassé la foi. Et ce n'est pas un hasard. Cette année-là, il devient adepte du bahaïsme, une religion d'origine perse. Avec des amis baha'is de Maré, où il est né, il monte le groupe Ok! Ryos. « Je voulais partager avec mon peuple les valeurs de justice sociale, de tolérance et d'égalité des droits que j'ai trouvé dans la religion », confie le musicien. Eberedro, qui signifie « la parole » en nengone, une référence à son prophète, est le premier morceau qu'il écrit et compose. En dix ans, Gulaan signe cinq albums pour le groupe. En 2004, l'artiste décide de poursuivre son chemin en solo. Il se constitue un répertoire plutôt world music et écrit aussi en français pour chanter la diversité : Je voulais que tout le monde comprenne les messages que je faisais passer. L'album L'esprit d'hier fait une sortie remarquée en 2005, année où il se produit aux Francofolies de La Rochelle. En 2008, il sort un nouvel album dans lequel participent les membres de la famille. Son dernier album, Wa Angellâh, autoproduit et qui a atteint la première place du top calédonien, nous offrent quelques petites pépites. Y figure notamment la chanson Doublement Pacifique, écrite par Claude Lemesle, parolier entre autres de Joe Dassin et de Johnny. L'année prochaine, Gulaan fêtera ses vingt ans de carrière.

Suit Jean Phillipe Ihnomadra dit Ykson grandit dans le quartier de Montravel dans la banlieue de Nouméa. Une jeunesse dans un quartier difficile qui forge sa personnalité et développe chez lui un sens artistique très prononcé avec des prédispositions pour la musique, le dessin et le multimédia. Après s’être frotté à divers groupes durant son adolescence, il se spécialise en ragga, écrit des textes très engagés qui abordent les difficultés que rencontrent les jeunes kanak en ville et fait des featuring sur scène avec Kirikitr, Joséphine ou encore Lélé. En 2008 il s’inscrit et remporte le concours « 9 semaines et 1 jour » avec RFO et s’embarque pour les Francofolies de la Rochelle. C’est le début pour lui de la grande aventure. Un maxi « Prête moi tes ailes » a vu le jour entre temps et le grand public a enfin fait connaissance avec sa poésie, sa voix rocailleuse et sa gouaille. Sa musique est teintée de ragga, de funk, de musiques Pop, de rap avec tout autant d’évocations rythmiques et mélodiques du répertoire traditionnel. Rapidement, Ykson est apprécié des australiens et du Pacifique. Il est également beaucoup diffusé sur les ondes hertziennes comme NRJ ou RRB. Musicien mais aussi très engagé dans la vie sociale de son quartier, il organise avec l’aide de la FIFA la Tower Cup de football pour les enfants des « tours » et milite aussi pour l’écologie et le bien être de ses concitoyens.

Voilà ! Promis je ramène quelques exemplaires aux enfants sages.

samedi 14 décembre 2013

Mary et Max.

Mary, 8 ans, habite dans la banlieue de Melbourne. Son plat préféré est le lait concentré sucré suivi de très près par le chocolat. Max, 44 ans, vit dans le chaos new-yorkais. Il adore les hot-dogs au chocolat et jouer au loto. Ces deux êtres insolites vont entretenir une correspondance sur plus de 20 ans qui va bouleverser leur vie.

Voici le synopsis du premier long-métrage d'animation en pâte à modeler d'Adam Elliot. Il parle de l'amitié, de l'origine des bébés, de l'autisme, de la cuisine au Sherry, de la confiance et des autres surprises de la vie.
Pourquoi je vous en parle ? Car pendant notre absence, le 3 octobre, le Centre Culturel Tjibaou proposait sa projection dans le cadre des "24 images seconde dans les mers du Sud" et que je l'ai loupé ! Heureusement la médiathèque a un DVD de tout se qu'elle projette donc... je l'ai emprunté pour le visionner tranquillement sur le bateau.

D’un premier abord très enfantin dans sa conception, son approche scénaristique ne permet pas de mettre ce film entre toutes les mains. Cette histoire est inspirée d'une histoire vraie et malgré la poésie visuelle, la réalité est bien présente. Mais je l'ai trouvé superbement réalisé et traité avec beaucoup d'humour.

 
 
A voir absolument !