mercredi 19 juin 2013

A plat !

Le XXème siècle a rendu l'électricité courante, sauf que dans un bateau nous ne sommes pas reliés à un compteur électrique.

Tout d'abord je vous explique nos besoins en électricité. Ils se répartissent entre les impératifs du bateau : les instruments de navigation (GPS et pilote), les lumières de navigation et la VHF, et d'un autre côté nos besoins personnels avec : les lumières internes et externes, la radio, l'ordinateur, les chargeurs (photos et téléphones portables), et le frigo bientôt !
Donc tout ceci n'est pas énorme quand on réfléchit à toute l'électricité que vous consommez dans un logement classique.

Comme je vous ai dit plus haut, nous ne sommes pas reliés à un compteur, mais nous avons heureusement une alternative: la batterie. Et oui, comme dans une voiture !
Nous avons deux batteries, côté chambre, qui alimentent une partie de nos dépenses (enfin surtout les miennes avec mon ordinateur) et nous avons une troisième batterie, côté cuisine/salle de bains, pour notre autopilote quand nous sortons et qui nous servira aussi pour notre futur frigo.
Tout ça est génial, sauf qu'en y réfléchissant plus à même vous vous demandez comment ces batteries sont rechargées ? Et là je vous réponds que dans un pays où le soleil est une énergie gratuite et écologique dont nous sommes riches, il ne faut pas chercher plus loin.
Le seul inconvénient c'est que nous n'avons qu'une ressource en électricité, et quand, en hiver, le ciel se veut un plus nuageux, nous nous retrouvons face à un problème : les batteries à plat ! Alors bien sûr, nous n'en arrivons jamais là, mais durant ces périodes elles exigent une constante surveillance, qui se fait grâce à un petit compteur.
Heureusement cela ne dure jamais, et la seule personne que cela pénalise vraiment c'est moi, qui engloutit une quantité d'électricité monumentale avec mon ordinateur...
Mais j'ai mon logement de secours quand cela est nécessaire: l'appartement de Michel !

Voilà un peu plus de la vie quotidienne d'un matelot nouméen...

mardi 18 juin 2013

Soyons soja

Je sais qu'en France, dès que l'on parle de "lait" de soja, les gens ouvrent des yeux de merlans frits et vous demandent si vous êtes malades. Cette question faisant référence bien sûr aux allergies au lactose ou aux problèmes de cholestérol, et non à votre état mental bien sûr. Sinon ils pensent que vous êtes végétaliens.
L'idée que vous buvez du "lait" de soja car vous aimez est juste inconcevable. Ce qui d'ailleurs soit dit en passant est tout à fait compréhensible quand on voit le lait de soja qui est proposé en Europe. Il est vrai que cela se boit mais je n'irais pas plus loin dans les qualités de cette boisson.

Non ! Moi ce dont je veux vous vanter les saveurs c'est du vrai "lait" de soja : l'asiatique !

Alors un petit cours avant pour les ignorants ou les "pas intéressés":
Le "lait" de soja est une boisson produite à base de graines de soja et d’eau. Il est préparé industriellement à partir de graines trempées, dé-pelliculées, broyées, mélangées à de l'eau, puis cuites. L'ensemble est homogénéisé puis conditionné de manière stérile. Certains fabricants ajoutent un arôme vanille pour masquer le goût végétal peu apprécié de certains consommateurs.
Le "lait" de soja contient naturellement peu de calcium, et il est donc souvent supplémenté en calcium à hauteur de 120 mg/100 ml, lui donnant la même teneur que le lait de vache. Par contre il contient moins de matières grasses saturées que le lait de vache et est exempt d’acide gras trans, devenant ainsi plus favorable aux personnes à risques de problème cardio-vasculaire. Il contient également, comme tous les produits dérivés du soja, des flavonoïdes, reconnus pour leurs vertus anti-oxydantes.
Bien sûr la présence de résidus de pesticides et l’existence de sojas OGM font débat, mais il existe des "laits" de soja, dits biologiques, ne contenant pas de pesticides et obtenus à partir de graines de soja non génétiquement modifiées.

Ceci ayant été dit, moi j'adore ! Quand j'étais en Thaïlande j'en buvais tous les jours. Le secret est qu'en Asie il aromatise cette boisson. On peut la trouver salé (je n'ai pas voulu essayer, j'ai mes limites), mais surtout elle a différents arômes : sucré, orange, vanille, etc.
En Nouvelle-Calédonie, pour le moment je n'ai que sucré et vanille, mais cela me convient très bien !
En plus j'ai le choix des conditionnements, c'est magique. Je peux ou l'acheter en petite "brique" de 25 cl à boire à la paille ou un sachet de poudre pour une boisson instantanée à boire chaud ou froid.


Bon je me doute que je n'aurais convertis personne, mais faîtes moi plaisir, si vous avez l'occasion d'être dans une épicerie ou un supermarché asiatique donnez un coup d'œil et si vous trouvez une petite "brique" parfumé... ESSAYEZ !

lundi 17 juin 2013

Le bambou gravé (1)

Je commence la semaine par un coup de bambou !
Alors je vous rassure cela ne va pas faire mal car vous n'allez pas "recevoir un coup terrible, qu'il soit physique ou moral" et vous n'allez pas non plus "avoir à payer une note très cher".
Je voudrais juste aborder un sujet de la tradition kanak. Cela n'a rien à voir avec la violence mais au contraire avec la communication.

Dans la culture kanak, il faut savoir que de nombreuses langues sont parlées et cela n'est pas nouveau. Par contre l'écriture est récente, car elle ne fait pas partie de cette culture de l'oralité. Le mot est roi en ce pays. Malgré cela, leurs ancêtres trouvèrent un objet de transmission de la parole, de la mémoire et des contes : le bambou gravé.

C'est ce sujet que je vais commencer à aborder aujourd'hui, mais je reviendrais dessus plus en profondeur à un autre moment, ceci ne sera qu'une introduction.

Cet objet, qui semble dérisoire aux yeux d'un étranger, est une grande source de savoir à tous ceux qui veulent y regarder de plus près. Car c'est grâce aux bambous gravés que nous avons pu tant apprendre sur les traditions passées, le mode de vie et l'histoire des mélanésiens.

A l'origine le bambou est un matériau fort utilisé : couteaux, contenants pour l'eau, constructions, ornements etc. Donc il n'est pas étonnant qu'il trouva une autre utilisation comme support de langage.

La technique de gravure est simple, bien que complexe à réaliser vu la nature lisse et glissante du bambou. Le graveur utilisait un objet pointu tel le quartz, les pinces de crustacés et plus tard le métal pour faire le tracé. Une fois le dessin terminé, l'artiste enduisait le décor de graisse ou de suie, dès lors les lignes s'incrustaient de cette matière. Le bambou essuyé, seule la couleur marquait la gravure.

En ce qui concerne sa fonction, il semblerait que c'était un mode de transmission pour la postérité locale des faits importants tels les guerres, les naufrages, les grandes réunions, l'arrivée des Européens etc.
Les vieux les utilisaient comme bâton et racontaient ainsi les histoires gravées dessus, car ils en étaient les lecteurs-propriétaires, les seuls aptes à pouvoir les lire dans leur ensemble.
Mais en plus de cette première fonction, les contes rapportent qu'ils étaient également des contenants à herbes magiques, il remplissait donc aussi le rôle de "totem protecteur".

Voilà ! Je vais m'arrêter là pour cette fois et vous prépare pour une prochaine fois un peu plus sur ce riche sujet traditionnel.

dimanche 16 juin 2013

En ce dimanche...

Alors aujourd'hui c'est dimanche. Je suis seule car Didoux est à la mine !

A l'heure où je commence cet article il est aux alentours de 6h30 du matin bien sûr, et je vais tout au long de la journée vous raconter mon petit train train du jour...

Je suis, comme tous les matins, en train de déjeuner en même temps que je vous prépare mon article quotidien. C'est un travail qui me prend entre 20-30 minutes mais qui parfois peut atteindre bien une heure (exception faite d'aujourd'hui). Cela ne prend pas en compte bien entendu mon temps de lecture et de préparation préalable pour certains sujets. En principe une fois que cela est fini, je vais vérifier les commentaires que vous m'avez laissé et les emails que j'ai éventuellement reçu.
Suite à ça si les conditions météorologiques  le permettent (ce qui est le cas en ce merveilleux dimanche ensoleillé), je vais aller faire mon petit tour de kayak de 20-30 minutes (également). Je vous en dirais un peu plus, après cela...

Me revoici et il est 9h30. Durant mon petit tour, j'ai eu la compagnie d'un papillon qui volait part là, mais le plus marrant fut le vol d'exocets (appelés aussi poissons volants) qui me traversa littéralement, pas littéralement il est vrai, mais bon ce fut une expérience amusante.
Après mon tour sur le Petit Vayu, je me suis désaltérée et fais ma toilette comme les chats. Car je l'avoue sans honte, ne possédant pas une douche à domicile, je cautionne l'hygiène des temps anciens. Il m'arrive donc fréquemment de me laver au lavabo. L'important c'est d'être propre !
Après cela un peu de détente en lisant un article dans mon magasine Géo du mois et me voilà installée devant l'ordinateur pour une grande partie de la journée. Pour l'instant on va dire pour la matinée...

Il est 12h15 et j'ai faim, enfin je crois. Donc c'est l'heure de casser la croute !
Alors je dois vous le dire très honnêtement, je rentre dans le lot du "quand on est seul, on ne fait pas de la grande cuisine", mais je ne connais personne qui me dira que c'est motivant de se cuisiner un gros repas, d'autant plus le midi, pour une personne. Alors imaginez quand vous êtes sur un bateau... cela empire !
Ainsi comme tous les midis, ou presque, quand je suis seule je vais me préparer un petit sandwich. Celui du jour se composera de ... Ben je verrais ce que j'ai dans les placards et je vous dirais ça sous peu...

Alors voilà la pause repas est fini, ou presque, je viens de me déguster une de mes spécialités :
Pain complet, fromage frais à tartiner arrosé d'un côté de sauce huitre et de l'autre de graines de tournesol, quelques tranches de concombre par dessus avec une demi tranche de jambon blanc. Et voici un repas complet entre les mains.
Je me suis assise sur le toit de ma cuisine, je ne suis pas sûre que beaucoup de gens peuvent vous en dire, et j'ai profité des doux rayons du soleil de l'hiver. Je n'ai pas oublié d'arroser le tout d'un peu d'eau gazeuse saveur litchi.
Pour le dessert, je me réserve une petite compote de pomme pour le moment où mon ventre me réclamera sa dose de sucre qui ne lui a pas encore été délivré.
Et c'est reparti, il est 12h45 et je me remets au travail. En ce moment je travaille sur la création d'un nouveau site, donc j'encode !!

Il est pas loin de 15h et une petite pause s'impose, parce qu'il ne faut pas croire que je bosse non-stop. Mon cerveau me réclame du carburant (d'ailleurs j'avais oublié de manger ma compote). Sans oublier que je travaille assise en tailleur, et que mes jambes et hanches demandent des moments de répit pour se déplier, se dégourdir, se détendre et tout ce que vous pouvez imaginer d'autres termes dans ce genre de cas. Donc pause "un dimanche au soleil"... avec compote, thé et un petit biscuit ou deux. Je peux vous dire que cela va faire du bien !

La pause est finie et c'est dur de se remotiver, mais quand il faut travailler, il faut travailler ! D'ailleurs des fois c'est encore plus dur car je profite de cette pause pour refaire un tour de kayak. Mais aujourd'hui j'ai préféré profiter d'un moment de relaxation en bouquinant un autre article de Géo lover au soleil, que de faire travailler mes muscles.
Maintenant je retourne faire travailler mes cellules grises...

Voilà, il est 18h00 et la journée n'est pas encore tout à fait finie, même si le soleil vient de me quitter, mais c'est l'heure où vous commencez à vous réveillez donc je vais publier mon article du jour.
En ce qui concerne la fin de journée, je ne vais pas tarder à grignoter un peu quelque chose mais je n'ai pas très faim ce soir donc ce sera du vite fait. Et puis je vais continuer à travailler jusqu'à ce que ma tête me dise d'arrêter. Je clôturerais ma soirée surement en lisant ou en papotant avec quelqu'un, qui sait !?

Je sais pas si cela vous a plu. Mais ceci vous a permis de me suivre durant cette journée "passionnante" et de répondre à votre curiosité.

Bisous à tous.

samedi 15 juin 2013

Portrait sous cadre

Nous allons continuer cette série de portrait avec le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Alors quelles sont les attributions de ce poste propre sur l'archipel?

La version officielle nous dit :
Seul à détenir individuellement un pouvoir de direction et de décision au sein du gouvernement collégial, le président exerce les prérogatives classiques de l’exécutif d’une collectivité territoriale, (...). Toutefois le statut spécifique de la Nouvelle-Calédonie lui permet, en outre, d’exercer des responsabilités particulières en matière de relations extérieures, et l’amène par ailleurs à jouer un rôle permanent d’animation et de médiation. 
Représentant la Nouvelle-Calédonie – en particulier devant la Justice - arrêtant l’ordre du jour des réunions du gouvernement dont il dirige les débats, le président est également le chef de l’administration. A ce titre il détient le pouvoir hiérarchique sur l’ensemble des fonctionnaires et agents publics relevant de cette collectivité, il est l’ordonnateur des recettes et des dépenses, il signe tous les contrats, et assure la publication des actes des institutions de la Nouvelle-Calédonie. Il peut déléguer sa signature aux fonctionnaires d’autorité. (...)

Voilà, c'est fastidieux et très officiel. Ce qu'il faut en retenir c'est que c'est le grand chef sur l'île. Et à l'heure actuelle, il se nomme Harold Martin. Si je vous dis que c'est un homme politique, cela résume l'homme qu'il est mais je vais faire un effort et étoffer un peu.

Né le 6 avril 1954 à Nouméa, il est issu d'une des plus vieilles familles d'origines européennes présentes sur le Territoire, Harold Martin (prononcer « Martine ») descend d'un des neveux de James Paddon, commerçant et aventurier originaire du Lincolnshire en Grande-Bretagne, généralement considéré comme le tout premier colon à avoir fait souche en Nouvelle-Calédonie, avant même la prise de possession de l'archipel par la France en 1853.
Ensuite c'est une longue et ennuyeuse histoire personnelle liée à la politique que je ne vais pas aborder. Ce qu'il est intéressant de savoir c'est qu'aujourd'hui ce monsieur n'est pas seulement président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, mais également maire de Païta, tête de liste du parti politique L'Avenir Ensemble (si je ne m'abuse), il préside le conseil d'administration de l'OPT, et j'en oublie surement. Alors vous vous en doutez quand on est issu d'une des plus vieilles familles du territoire et qu'on a autant de postes à responsabilité, on dérape.
Donc comme tout bon homme politique qui se respecte il est, à ce jour, sous le coup de deux mises en examen. Mais malgré cela il a bien spécifié qu’il n’envisageait « certainement pas » de démissionner.
Elle est pas belle la vie !

Après un premier portrait sur un représentant des Z'oreilles, je viens de vous présenter un représentant pas des Caldoches mais caldoche. Dans cette suite logique, je vous dresserais le portrait d'un représentant Kanak la prochaine fois.

vendredi 14 juin 2013

Histoire improbable !

Hier on me faisait la remarque, si je l'ai bien compris, que je devrais vous faire partager un peu plus de mon quotidien. Et là, j'ai une petite histoire qui "tombe on ne peut mieux" !

Hier, justement, en fin d'après-midi, je pris la Titine pour accompagner Didoux à son arrêt de bus pour qu'il puisse se rendre à son travail. Nous arrivâmes un peu en avance et barvadâmes tranquillement en attendant. Après quelques minutes, nous nous enquîmes de l'heure, pour savoir si il nous fallait encore patienter longtemps. Le téléphone portable, nouvelle montre du XXIème siècle, nous renseigna.
Quelques minutes s'écoulèrent et il fut temps pour Didoux de prendre son nouveau moyen de transport. Le hasard fit qu'un de ses collègues arriva au même instant, récupérant son sac pour son quart, ils partirent ensemble.
Le reste n'est que très banal... Je fis le trajet retour au bateau.

Deux heures plus tard... mon téléphone sonna. C'était Didoux qui cherchait son téléphone portable, face à ma surprise nous comprîmes tous deux qu'il avait été oublié dans la voiture. Rien de bien grave, Didoux me dit d'attendre le lendemain pour aller le récupérer. Mais méfiante de nature, ne voulant pas retrouver la Titine vitres cassées, je décidai de vérifier où se trouvait le téléphone et de le ramener le soir même si je le trouvai.
Clés à la main, j'arrivai au véhicule, déjà prête à affronter l'ennui de rechercher un petit objet noir dans la pénombre d'une voiture garée sur un parking mal éclairé... Mais que nenni car en fait le téléphone m'attendait gentiment sur le toit de la Titine !
Vous imaginez quand même que j'avais roulé environ 1 km et laissé le sieur bien 2 heures, mais il se trouvait toujours à l'endroit où mon cher et tendre l'avait négligemment déposé !

Histoire improbable ? Il faut croire que non, mais heureusement que je n'ai pas remis la chose au lendemain, car je ne pense pas que j'aurais eu la même chance !

jeudi 13 juin 2013

Rencontre photographique

Hier, profitant d'un beau soleil nous sommes sortis pour voir une exposition d'un photographe très connu (enfin parait-il). Ce monsieur se  nomme Denis Rouvre

Grand photographe français, expert dans l'art du portrait il nous montre dans cette nouvelle série une maîtrise très avancée, il n'y a pas à en douter. Mais la qualité de son travail est aussi dû à la beauté des traits des personnes qu'il a su choisir et photographier. Cela n'enlève rien bien sûr à sa grande connaissance des éclairages et aussi, je pense, de l'âme humaine. Car il nous livre ici de superbes portraits kanaks.

A travers ces "faces", tel est le nom de cet événement photographique...

 
... on découvre des personnes de tous âges. A une certaine distance, on pourrait même croire que leurs traits ont été peints tellement ils sont forts. Forts d'une identité et d'un caractère.
Pour résumer, le talent de l'artiste rend un bel hommage à tous ses hommes et ses femmes de l'aire Xârâcùù. Car c'est en seulement 10 jours passés dans les alentours de Canala, une ville de l'est de la Nouvelle-Calédonie, en avril dernier qu'il pu produire ces oeuvres.
 
Ce fut donc une belle rencontre que nous fîmes, riche d'art et d'humanité.