jeudi 18 juillet 2013

Underwater (2)

J'en reviens à mes poissons. Il est vrai que si je ne suis pas une vraie passionnée, c'est un sujet que j'affectionne. Si je m'ennuie et si vous voulez m'occuper, il suffit de me mettre la tête dans l'eau du lagon, avec un masque et un tuba bien sûr, et vous êtes sûr que je serais contente. Donc je continue...

Alors après vous avoir parlé des poissons avec des formes particulières, maintenant je voudrais vous montrer des poissons aux belles livrées, couleur de l'arc en ciel.

Je vais commencer par le plus connu d'autres eux : le poisson papillon (famille des Chaetodontidae).
Ce sont des poissons de récifs de petites tailles. On peut les voir picorer le corail grâce à leur petite bouche protractile. Leurs corps arrondi et plat est vivement coloré d'une dominante jaune et noire. Ils vivent en couple ou par petits groupes mais peuvent se réunir en bancs à la période de la reproduction. Voici quelques spécimens, mais la liste est longue :


 
Tout aussi beau et célébre : le poisson ange (famille des Pomacanthidae). Poissons coralliens, ils sont très communs en Nouvelle-Calédonie. Ils ont une toute petite bouche et se nourrissent d'algues, d'éponges ou d'invertébrés divers. Leur corps comprimé latéralement présente lui aussi des couleurs vives, mais beaucoup plus variées. Les espèces connues sont toutes hermaphrodites protogynes, ce qui signifie qu'ils naissent femelles et meurent mâles. Il est fréquent que la livrée des juvéniles soient totalement différentes de celles des adultes, ce qui permet de mieux les reconnaitre.



Surement la star des poissons, le poisson le plus adoré des enfants : le poisson clown (famille des Pomacentridae). Les poissons clowns ont la particularité de vivre en association avec les anémones. Ils ont en effet un mucus protecteur qui les protége des décharges des cellules urticantes de celles-ci. Ils vivent ainsi en couple dans l'anémone en compagnie d'un petit groupe de petits clowns mâles. La femelle est toujours plus grosse et lorsqu'elle est meurt, le mâle dominant se transforme en femelle. Ils naissent donc d'abord mâles, ce sont des hermaphrodites protandres. Ils sont très territoriaux et se montrent agressifs envers ceux qui approchent leur anémone.


Dans la même famille, on a aussi un poisson très joli mais très commun : les demoiselles.

 
 
Je vais laisser vos yeux se reposer... et la suite au prochain épisode.
 
P.S. Les photos ne sont toujours pas les miennes... j'aurais besoin d'un caisson étanche pour ça !


mercredi 17 juillet 2013

Soyons fous !

Pour changer, et mettre un peu de folie... j'ai fait une chose spontanée, pour ne pas dire idiote, quelque chose pour faire un nouvel article. Que ne ferais-je pas pour alimenter quotidiennement mon blog !? Bien sûr je plaisante, mais il est vrai qu'hier soir un événement m'a inspiré pour aujourd'hui.

Alors je commence par le début.
Lundi matin, Didoux devait être mené à la jetée vers les 4h. du matin comme à chaque quart de jour, mais ce jour là j'étais un peu fatiguée donc il est parti sans moi et à laisser l'annexe au ponton. Le problème, vous vous en doutez, c'est que je n'ai plus, dans ce cas, de "véhicule" motorisé pour sortir. La seule solution qu'il me reste alors c'est de pagayer jusqu'à l'annexe et de ramener le Petit Vayu à la traîne. Ceci est assez facile... donc j'ai choisi de rendre la chose plus difficile : le faire de nuit !

En fait plusieurs facteurs m'ont poussée à prendre cette décision. La première : l'annonce de la météo, pluie pour demain et après demain. La deuxième : l'état des batteries du Vayu, orange et presque orange. Donc dû à ces deux faits, à 18h30, j'ai pris ma pagaie et une lampe frontale... et vaille que vaille. Je vous rassure la lampe était plus là pour me signaler que pour me repérer, car la luminosité nocturne était suffisante pour ma navigation.
Ainsi j'ai ramené un transport suffisant grand pour me permettre de déménager mes affaires pour un jour ou deux chez Michel le temps que tout revienne à la normale.

mardi 16 juillet 2013

Underwater... (1)

Je continue sur ma lancée et je vais aujourd'hui vous parler des poissons du lagon calédonien.

Ne sachant pas pour où commencer, je débute au hasard par les poissons ballons (famille des Tetraodontidae). Ils sont caractérisés par leur peau hérissée de petites épines et par la capacité de se gonfler d'eau lorsqu'ils sont menacés. Ils sont réputés pour la possibilité de sécréter un poison violent, la tetraodontoxine particulièrement concentrée dans les viscères, les gonades et la peau. La toxicité varie d'une espèce à l'autre.

Les poissons coffres (famille des Ostraciidae) ont la particularité, eux, d'avoir une carapace de plaques osseuse polygonales qui leur donne une allure un peu raide. De cette sorte de bouclier ne sortent que les nageoires, les ouvertures branchiales, les yeux, la bouche et l'anus. Leur régime alimentaire est omnivore. Lorsqu'ils sont stressés, ils sécrètent une substance toxique sur leur peau, l'ostracitoxine. Leur toxicité les protègent ainsi des prédateurs.

Et enfin les poissons porc-épics (famille des Diodontidae). Ils sont assez commun dans les récifs mais se cachent dans la journée. Comme les poissons ballons, ils se gonflent d'eau pour effrayer les prédateurs, mais ils se différencient par la présence d'épines proéminentes et par leurs gros yeux globuleux. Ils sont généralement nocturnes et se nourrissent de petits invertébrés tels que les oursins et crabes.

 
Beaucoup d'espèces ont des formes très reconnaissables comme vous pouvez le voir. Mais pour certains c'est vraiment flagrant.

Les nasons (sous-famille des Nasinae) rentrent dans cette catégorie. Ils présentent deux paires d'épines à la base de la caudale et une protubérance osseuse frontale qui leur donne un profil unique. La présence de l'épine à la base caudale les classe dans la famille des chirurgiens. Et ils sont planctophages ou herbivores tout comme eux.

Les poissons rasoirs ou poissons couteaux (famille des Centriscidae) ne se reconnaissent pas par une forme originale mais par sa nage. Ils nagent toujours la tête en bas. Ils se déplacent en banc et se réfugient à la moindre alerte entre les longs piquants noirs des oursins Diadema. Car la bande longitudinale noire de sa livrée se confond en effet avec le piquant de l'oursin.

Je m'arrêterais pour l'instant sur les mandarins (famille des Callionymidae). Ces poissons sont assez petits, entre 5 à 6 cm de long. Ils vivent essentiellement dans les fonds calmes et envasés. Ils sont tout de même très reconnaissable grâce à leur forme, mais surtout à leur livrée noble et lumineuse.


P.S. Malheureusement je ne suis l'auteure d'aucune des photos...

lundi 15 juillet 2013

Le saviez-vous ?

Il existe plus de 25000 espèces de poissons dans les océans de la planète.

Mais un poisson qu'est-ce que c'est ?
C'est un vertébré aquatique qui respire à l'aide de branchies et dont le corps est, pour la majorité des poissons, recouvert d'écailles. On distingue trois grandes classes :
- Ceux qui n'ont pas de mâchoires : les cyclostomes
- Ceux qui ont un squelette cartilagineux comme les raies et les requins : les chondrichtyens
- Ceux qui ont squelette osseux (la majorité) : les ostéichtyens.

Comment se reproduit-il ?
Les poissons peuvent être vivipares, ovovivipares. Les femelles pondent des œufs dans l'eau qui sont fécondés par les mâles. Mais la majorité est ovipare. Certains comme les poissons clowns par exemple, préparent un nid pour la ponte qui est protégé par les parents. D'autres poissons se regroupent  à certaines périodes de l'année et se reproduisent pour se disperser ensuite.
La larve issue de la fécondation ne ressemble pas à l'adulte. Elle se transforme en juvénile en quelques jours ou en quelques moi selon les espèces. Les juvéniles ont déjà la forme de l'adulte mais la livrée est différente.

Le sexe chez les poissons ?
Peu de poissons de récifs vivent en couple monogame. La majorité est polygame.
De nombreuses espèces peuvent changer de sexe au cours de leur existence. Certains naissent femelles et se transforment en mâle en vieillissant. C'est le cas de certains labres. Le contraire existe aussi comme chez les poissons clowns.

Combien de temps vit un poisson ?
Les poissons de petite taille dont la majorité sexuelle est atteinte en moins de six mois vivent entre une ou deux années. En revanche certaines espèces de grandes tailles dont la croissance et la majorité sexuelle est plus lente peuvent vivre plus de cinquante ans.

Comment respire un poisson ?
C'est en faisant circuler l'eau à la surface de leurs branchies qu'il fixe l'oxygène dissout dans l'eau de mer.

Que voient les poissons ?
Ils perçoivent les variations d'éclairage et de couleur mais ils sont sensibles avant tout au moindre mouvement. Selon leur habitat les poissons présentent un système oculaire différent. Les poissons de récifs sont particulièrement sensibles aux couleurs qui jouent un rôle important dans leur comportement.

Est-ce que les poissons entendent ?
Les poissons ont de "l'oreille". leur organe auditif bien que très performant ne se voit pas et se situe dans les parois latérales du crâne. Ils sont capables d'entendre les sons mais aussi de percevoir les vibrations émises par le déplacement de l'eau d'un corps solide quelconque. Les organes de l'oreille assurent aussi l'orientation et l'équilibre de l'animal.

Est-ce que les poissons sentent ?
Les poissons ont du "nez". Ils ont en effet un sens olfactif très perfectionné dont le siège est situé au niveau des narines. L'odorat renseigne le poisson sur les choses éloignés comme la présence d'un aliment ou d'un ennemi.

Est-ce que les poissons parlent ?
Les poissons sont capables d'émettre une multitude de sons dont la nature est variable : grognements, gloussements, roulement de tambour, aboiements, bruits de tam-tam ou de sirènes dont la signification est encore énigmatique.

dimanche 14 juillet 2013

La vache

Il y a quelques temps de cela nous vous avions amené en balade au sud, à la Conception et à St-Louis, et j'avais glissé un mot sur un succulent milk-shake.
" Nous continuons notre route pour très vite s'arrêter de nouveau pour... une halte dégustation. Passant devant la boutique fermière qui vend le meilleur milk-shake du Caillou, il était donc impossible de ne pas répondre à l'appel de la gourmandise. Et c'est vrai qu'il ne fallait pas manquer ça, le sujet étant assez hors norme je me garde de vous en dire plus pour le développer davantage dans un article plus complet."
Donc chose promise, chose due...

Nous sommes retournés pour notre plus grand plaisir pour une nouvelle halte dégustation dans cette boutique fermière, si je peux employer ce mot, qui ne "paye vraiment pas de mine".
En fait quand vous vous rendez, en roulant sur la route principale, en direction de St-Louis vous pouvez passer devant sans prêter attention au lieu dit. Ce petit magasin est très réputé en Nouvelle-Calédonie mais ce n'est pas pour autant que vous le remarqueriez si vous ne le connaissez pas.
Il s'agit d'un petit bâtiment où accolés l'un à l'autre se trouvent un "chinois" comme on n'en voit tant sur la route et ailleurs, et une petite vitrine avec un vieille pancarte annonçant "Vente de tous les produits de la ferme" avec le dessin d'une vache normande. Au premier abord tout cela laisse perplexe.

L'intérieur ne dénote pas avec l'extérieur. Si 5 ou 6 personnes peuvent rentrer pour être servi, c'est surement le maximum. Vous vous retrouvez devant une vitrine réfrigérée basse et un comptoir. Mais si le déco est à refaire, le reste est à garder. Vous êtes au royaume du palais gourmand.
Vous avez dans un premier temps, de nombreux produits fermiers classiques et avec eux vous trouvez des gourmandises d'un autre monde : des gâteaux fleur, des palets au riz colorés, des chips javanaise... tout aussi beaux et bons les uns que les autres.
Et bien sûr il y a la spécialité maison : le milk-shake. Alors pourquoi est-il si fameux et SI bon ? Tout simplement car tout est réalisé avec des produits frais : les fruits et le lait. Car je ne vous ai pas dit le plus drôle, c'est qu'il y a une vraie vache normande dans un petit coin de verdure à côté du bâtiment. C'est son lait qui donne donc ce goût unique au meilleur milk-shake du Caillou.

Bravo à cette famille qui fabrique ce délice depuis 40 ans.
Voici même leur page Facebook.

samedi 13 juillet 2013

Tentative...

Aujourd'hui nous allons tenter la réalisation de pâtisseries japonaises, vu la quantité que nous ingurgitons cela devint urgent de maîtriser la recette, de plus le container semble se vider et nous risquons la pénurie sous peu... Donc nous nous lançons !

Première étape de notre réalisation nous devons produire du Anko (la pâte de haricots rouge), que nous n'avons pas trouvé en magasin. Ayant trouvé la recette sur la toile nous l'arrangeons à notre sauce, en utilisant des haricots rouge en boîte commun, l'originale demandant des haricots Azuki qui sont une variété asiatique impossible à trouver à Nouméa (pour l'instant). Si vous êtes intéressés par cette recette, je peux déjà vous fournir la fiche en PDF du Anko.
Le résultat en images :


Une fois la pâte faite, nous passons à la deuxième étape : La pâte à mochi.

Alors nous avons acheté de la farine de riz spéciale pour gâteau farci. Les instructions semblent simples mais... le doute me prend sur le choix de la farine. Et dés le début de la cuisson, le doute grandit. Heureusement j'ai acheté deux autres farines qui sont préconisées dans de nombreuses recettes. Je pense que l'on va se rabattre sur cette deuxième option...

Alors la deuxième option consiste à mélanger 70% de farine de riz gluant avec 30% de farine de riz. Les instructions sont faciles également on mélange la farine, un peu de sucre dans de l'eau, et on fait cuire doucement pour obtenir une pâte élastique et gluante.
Ceci reste aisé... le problème c'est de savoir si la pâte est cuite ou pas. Un premier essai nous a démontré que la cuisson ne devait pas être tout à fait exacte. Donc retour sur le feu pour prolonger la cuisson. Et voilà :

 
 
En conclusion, je ne peux pas dire que c'est la pâtisserie la plus facile à faire, il faut une sacré technique et une bonne pratique pour maîtriser sa fabrication. Je vous conseille si vous souhaitez tenter l'expérience de choisir une journée de zenitude et de vous armer de patience.

vendredi 12 juillet 2013

Fait divers

Un article qui fait rire et à la fois fait  réfléchir...

Un surfeur australien a été assommé par la queue d'une baleine qui s'ébattait au large de la célèbre plage de Bondi à Sydney, a-t-on appris dimanche 7 juillet auprès des services de secours.

Plusieurs cétacés se trouvaient dans les parages lorsque l'un d'eux a abattu sa queue sur le surfeur ou sa planche, l'estourbissant.
"Il a brièvement perdu conscience", a précisé à l'AFP un porte-parole des secours, ajoutant que l'homme avait été d'abord pris en charge par d'autres surfeurs. Il a été transporté à l'hôpital en se plaignant de douleurs au côté droit, mais son état est satisfaisant.
Un témoin interrogé par la télévision ABC a estimé que la baleine faisait "la taille d'un bus". "Elle faisait 40 pieds (12 mètres) de long, elle était énorme", a raconté Lachlan Harris.
Les baleines s'amusaient autour d'un groupe de surfeurs. "Et tout à coup, une planche de surf a volé dans les airs. C'était incroyable", a-t-il dit.

Donc je pense que cela nous servira de leçon et que l'on fera attention quand on ira leur rendre visite. C'est quand même gros une baleine. Je comprends qu'il s'est plaint de douleurs !

Source : Le nouvel Observateur.